RDC-RWANDA : Paul Kagame boude le sommet de Luanda

Le sommet de Luanda sur la situation dans l’est de la RDC sans le président rwandais Paul Kagame… et le sommet d’Accra sur la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’ouest sans le chef de la junte malienne le colonel Assimi Goïta… Deux absences remarquées ce matin dans la presse du continent.

« Le président angolais, João Lourenço ; celui du Burundi, Évariste Ndayishimiye ; de la RDC, Félix Tshisekedi ; l’ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta et le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Vincent Biruta, ont pris part au mini-sommet sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC hier à Luanda.

Alors que sa présence avait été annoncée, Paul Kagame a décidé de briller par son absence, déplore Cas Info, et se faire représenter par son ministre des Affaires étrangères.

Pour plusieurs analystes, cette absence est ‘une preuve de la mauvaise foi de Paul Kagame, qui ne veut pas que le calme revienne à l’Est de la RDC car il en tire des dividendes’. »En tout cas, à l’issue de ce sommet, un appel au cessez-le-feu a été lancé.

Un appel à faire taire les armes dès demain vendredi « dans tous les territoires théâtres des combats entre les FARDC et les terroristes du M23 », s’exclame le site Politico CD.

Reste à savoir si les combats vont vraiment cesser…Négocier ? A quel prix ?Quelle issue à ce conflit récurrent dans l’est du Congo ? « Félix Tshisekedi doit répondre à deux questions, pointe Jeune Afrique : faut-il dialoguer avec le M23 ? Et, si oui, à quelles conditions et, surtout, à quel prix ? Sur le terrain, le rapport des forces ne lui laisse que peu de marge de manœuvre, relève le site panafricain.

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Son armée rencontre de réelles difficultés, et le front s’est rapproché de Goma, même si la guerre de communication à laquelle se livrent les FARDC et le M23 ne facilite pas la tâche des analystes.

L’engagement de contingents kényans, au sein de la force de la Communauté d’Afrique de l’Est et dans le secteur d’activité du M23, pourrait constituer une solution. Mais ceux-ci n’envisagent aucune intervention directe contre les rebelles, du moins pour le moment. »

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