RDC: les propos du sectaire général des Nations-Unies ont provoqué des vives réactions en RDC

Le fait est que les Nations unies ne sont pas capables de battre le M23.

La vérité, c’est que le M23 aujourd’hui est une armée moderne, avec des équipements lourds qui sont plus perfectionnés que les équipements de la Monusco », a déclaré à France 24 et à RFI le secrétaire général de l’ONU, dimanche 18 septembre.

Dans l’entourage du président congolais Félix Tshisekedi, on s’est dit déçu mais pas étonné, étant donné que ces propos ont déjà été tenus par les dirigeants onusiens dans des rencontres bilatérales entre l’ONU et les autorités congolaises.

Pour sa part, le député Claudel André Lubaya estime qu’il s’agit là d’une illustration de l’échec de la diplomatie congolaise :« Le tour du monde n’a visiblement pas produit grand-chose.

Le gouvernement est seul responsable de cette situation, dès lors qu’il n’a jamais daigné révéler à la nation le contenu et les contours des accords économiques et sécuritaires qu’il a conclus en toute opacité avec nos voisins rwandais et ougandais.

»Claudel André Lubaya préconise, lui, le renforcement de l’armée congolaise pour faire face à cette situation.

De son côté, Pierre Boisselet, chercheur au Groupe d’étude sur le Congo (GEC), constate que la marge de manœuvre de Félix Tshisekedi est assez étroite aujourd’hui.

C’est, de son point de vue, l’autre enseignement à tirer de cette sortie médiatique d’Antonio Guterres :« La communauté internationale ne semble pas mettre une très forte pression sur Kigali.

Elle semble assez divisée. On ne voit pas une initiative vraiment forte de ce côté-là. »

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Pierre Boisselet estime que les pourparlers préconisés par Antonio Guterres risquent de rencontrer d’importants obstacles, compte-tenu du contexte : « L’idée de négociation avec le M23 ou le Rwanda me semble aussi assez bouchée, parce que c’est une option assez impopulaire en RDC. Ça sera de plus en plus difficile, alors que les élections approchent. »

Entre-temps, Félix Tshisekedi profite de son séjour à New York, où s’ouvre ce mardi 20 septembre la 77e Assemblée générale des Nations unies, pour tenter de convaincre les puissances occidentales de mettre davantage de pression sur le Rwanda.

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