Justice: Affaire Bosco Ntaganda. La CPI ordonne une nouvelle ordonnance de réparation

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné lundi 12 septembre à la Chambre de première instance de rendre une nouvelle ordonnance de réparation des victimes dans l’Affaire Bosco Ntaganda.

Elle a ainsi rendu l’arrêt relatif aux appels interjetés par la défense de Bosco Ntaganda et par le représentant légal de l’un des deux groupes de victimes contre l’ordonnance de réparation rendue par la Chambre de première instance VI le 8 mars 2021, indique un communiqué de la CPI.

La Chambre d’appel a décidé de renvoyer plusieurs questions à la Chambre de première instance pour que celle‑ci rende une nouvelle ordonnance de réparation.

« Le juge président a lu un résumé de l’arrêt en audience publique.

Il a indiqué que la Chambre d’appel avait relevé plusieurs erreurs dans la décision rendue par la Chambre de première instance, à savoir : la Chambre de première instance n’a tiré aucune conclusion utile en ce qui concerne le nombre de victimes pouvant bénéficier de réparations ou méritant de telles réparations, et n’a pas fourni de calcul approprié ni énoncé de raisonnement suffisant pour justifier l’indemnisation mise à la charge de Bosco Ntaganda (30 millions de dollars des États‑Unis) », indique la CPI.

La chambre de première instance a rendu sa décision sans avoir évalué les demandes en réparation des victimes ni s’être prononcée à leur égard.

Elle n’a pas explicité les fondements juridiques du concept de préjudice transgénérationnel ni exposé les éléments de preuve l’ayant conduite à conclure à l’existence d’un tel préjudice, ajoute le CPI.

La Chambre d’appel a ordonné à la Chambre de première instance de rendre une nouvelle ordonnance de réparation en tenant compte de son arrêt.

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Le 8 juillet 2019, la Chambre de première instance VI de la CPI a déclaré M. Bosco Ntaganda coupable, au‑delà de tout doute raisonnable, de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans la province d’Ituri, en RDC, en 2002 et 2003.

Le 7 novembre 2019, M. Ntaganda a été condamné à une peine totale de 30 ans d’emprisonnement. Le 30 mars 2021, la Chambre d’appel de la CPI a confirmé la déclaration de culpabilité et la peine en l’espèce. Ces deux décisions sont à présent définitives.

Bosco Ntaganda restera au quartier pénitentiaire de la CPI à La Haye (Pays‑Bas) jusqu’à ce que la Présidence de la CPI décide dans quel pays il purgera sa peine.

Le 8 mars 2021, la Chambre de première instance VI a rendu l’ordonnance de réparation à l’encontre de Bosco Ntaganda, dont la mise en œuvre a été confiée au Fonds au profit des victimes.

Elle a ordonné au Fonds de concevoir, en consultation avec les victimes, un plan de mise en œuvre sur la base des modalités de réparation définies et de le soumettre à la Chambre.

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