Angleterre: Le nouveau Roi Charles III le mal aimé

Officiellement proclamé roi, hier à Londres, le fils aîné de la reine défunte « sera-t-il à la hauteur ? », se demande « en Une » Le Journal du Dimanche.

Le nouveau souverain anglois, qui doit à présent se faire aimer de ses sujets, salue la foule sur celle du Parisien Dimanche, aux côtés de son épouse, Camilla, « longtemps la femme la plus détestée de Grande-Bretagne », rappelle ce journal.

Lequel publie un sondage Ipsos, datant de mai dernier, sur la popularité des membres de la famille royale britannique.

Avec une cote de 14% seulement, Charles pointe en sixième position de ce très pipole hit-parade, largement dominé par sa défunte mère, qui était alors trois fois plus populaire que lui, et même davantage.

Autre sondage, celui réalisé par YouGov, également en mai dernier, et cité par Le Journal du Dimanche de la RFI, indiquant que 32% des personnes interrogées estimaient que le prince de Galles qu’il était encore alors, « ferait un bon roi ».

Toutefois, subodore Le JDD, « son accession au trône pourrait doper sa popularité ».

Liz Truss bashingBien sûr, la presse magazine était déjà imprimée lorsqu’est survenu le décès de la reine, mais au Royaume-Uni, la personnalité de la nouvelle Première ministre britannique avait retenu son intérêt.

Portrait au vitriol de Liz Truss dans l’hebdomadaire Le Point.

Selon ce magazine, « son élévation au poste suprême paraît moins qu’évidente.

Ne dégageant pas le moindre charisme, animal au sang-froid ne se laissant jamais aller à la moindre émotion, elle est mauvaise oratrice.

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Le sourire mécaniquement figé, le menton toujours relevé en signe de défi et la voix métallique ne sont pas très télégéniques.

Certes dotée d’humour et d’entregent, elle a néanmoins du mal à passer la main dans le dos des députés comme des journalistes », bucheronne ce journal.

Le Point rappelle aussi qu’avant de rompre avec les Libéraux-Démocrates, alors âgée de 19 ans, cette « rebelle dans l’âme » de Liz Truss réclamait rien moins que « l’abolition de la monarchie et du nucléaire, ainsi que la légalisation des drogues ».

Esquisse de portrait seulement dans L’Express, mais du même tonneau. « Tout comme son mentor « BoJo », Liz Truss a souvent joué ses décisions politiques à pile ou face, les soutenant ensuite avec une fougue étonnante.

Elle fut ardente libérale démocrate en faveur de l’abolition de la monarchie, puis farouche conservatrice royaliste ; proeuropéenne avant de devenir brexiteuse passionnée.

Elle se réclame de Thatcher, mais son idée de lancer des baisses d’impôts en période de forte inflation fait frémir les conservateurs les plus orthodoxes, tel l’ancien chancelier de l’Echiquier de la Dame de fer, Norman Lamont, qui l’a prévenue : « C’est une terrible erreur » », rappelle L’Express.

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